
Tekst piosenki
[Couplet 1] :
Dehors c’est che-lou c’est pas Pocahontas
Hier j’ai même vu un rapouze porter un pantalon de tass’
Tocard on te casse la gueule pour un deal de coke
Les flics ont la dalle, ils ont même pés-ta dans le tas
Je vosi le monde comme un cartoon, les dessins sont mal faits
Regarde un clodo’ troque son falzard contre un marcel
Je me fais harceler par des regards
Moi je décris, suis-je en avance ou suis-je en retard ?
Suis-je aigri ? Le soir une actrice porno propose des clips de danse
C’est marrant, on vend de la merde avec des petites seuf-es
C’est navrant, absorbe ça, nage dans vie de merde
Des petites [?], des statuettes pour qu’on l’idolatre
J’ai un bédo, casque, j’ai l’impression d’aimé ça
La regression s’amorce, il faut aller voir le médecin
On ne rêve plus que de biff et de bitches aux gros seins
Moi j’aime ça mais la plume trime sur le couplet, le refrain
J’dédicace les reuf-ré, les gentils, les reurs-ti
Les p’tits ne respectent plus rien : pour eux ça sera les orties
Les portes qui claquent pendant les entretiens
Un mec se fera braqué, après portera plainte
C’est comme ça que ça finira, oui porte tes couilles
C’est le mot d’ordre pendant que dehors c’est un bordel pourri
Ta p’tite soeur à peut-être déjà sucé un touriste
Pour du cash ou de la dope c’est un raccourci
[Refrain ] :
Oh oui !
J’ai visé droit dans le mille
Le A, le 2, le H
Je sors ma panoplie
Oh oui !
J’ai visé droit dans le mille
J’espère que t’as compris
Oh oui !
X2
[Couplet 2] :
Tu crois qu’on est qui, hein ?
Des merdes, des nerds ?
Des fumeurs de shit, bouffeurs de grecs, des bêtes, des leures ?
Bien sur qu’on connait les ordis, les heures tristes
Les hors pistes, les orties, les hordes de bandits, on veux de l’or fils !
Viens faire une escale chez oim’, tu vas aimer ça
Certains potos charbonnent, d’autres au RSA
Tous vicieux, bien sur qu’on aime les chattes
Moi je suis qu’un simple négro avec R.A.P gravé sur le dossard
Oui j’ai la rage dans le bide
Je glisse ma patte dans le biz
La [?], il lui faut un bastos dans sa carotide
On rêve de hard, on rêve de brasser, on rêve de se casser loin
On a pas l’temps, on se plaint du froid, on se trouve pas assez bien
Oui j’aime les clubs, les beats éléctros, les pubs
Les barres de rire et le seum, dégaine de thug et les punchlines
Tu me verra passer du rire aux larmes, du peace aux armes
De la grise au calme, du biz’ aux femmes
Et ouai ma vie est vague
Dès fois cramé, dès fois cool
Souvent fonsdé, rarement saoul
J’emmerde les haineux : Que ces PD boivent mon foutre
Tcheck de l’épaule à mes frelos, ouai les vrais le savent
Tous les jours on va un peu plus loin, on fait gonfler les stats
[Refrain] x2
Ballin, ballin
I’m the best shooter of the year
Tłumaczenie piosenki
Analiza piosenki
Raper (A2H) kreśli bardzo ponury i krytyczny obraz otaczającej go rzeczywistości społecznej, którą określa jako „dziwną” i „paskudną” („che-lou”, „bordel pourri”). W swoich obserwacjach dostrzega przemoc związaną z handlem narkotykami, agresywną i nadgorliwą policję, skrajną desperację ludzi (bezdomny wymieniający spodnie na podkoszulek, młoda dziewczyna prostytuująca się dla pieniędzy lub narkotyków), upadek wartości wśród młodzieży („mali już niczego nie szanują”) oraz dominację powierzchowności i sprzedawanie „gówna” w ładnym opakowaniu. Porównuje ten świat do źle narysowanej kreskówki i widzi w nim ogólny regres, gdzie ludzkie marzenia sprowadzają się głównie do „kasy i cycatych dziwek”.
W tym trudnym kontekście artysta próbuje odnaleźć swoje miejsce, definiując siebie jako „prostego czarnego z napisem RAP na plecach”. Opisuje swoje życie jako pełne skrajności emocjonalnych (płynne przechodzenie „od śmiechu do łez”, „od pokoju do broni”, co znów może być echem jego dwubiegunowości), w dużej mierze napędzane marihuaną i nocnym, klubowym życiem. Mimo odczuwanego wewnętrznego gniewu („wściekłość w brzuchu”) i poczucia niepewności („moje życie jest niejasne”), nie porzuca marzeń o bogactwie („chcemy złota, synu!”) i ucieczce od obecnej sytuacji. Z wielką pogardą odnosi się do hejterów, pozostaje lojalny wobec swoich prawdziwych przyjaciół („frelos”) i jest absolutnie pewny swoich umiejętności i trafności przekazu, co wielokrotnie podkreśla refren: „Trafiłem prosto w dziesiątkę”.


















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