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Guizi’Ouzou, Jeff Jeff Jeff
Et tout les autres ça bouge ap’
Ecouté moi hé check

Protège ton dos les couteaux sont aiguisés
Fils, les kisdés friment en ville et veulent te pister
Vite j’apprends à vivre avec le couteau sous la gorge
Frère tu veux rouler en porsche mais y a du boulot sur la ??? guette
Nos frères qui bé-tom, nos mères qui ré-pleu
Nos té-ci d’béton, nos pères qui vé-creu
Des récits très sombres sortent parfois de ma bouche,
Crois pas que je me la boucle, laisse-moi faire mes affaires et écarte toi de ma route
Sinon j’écrase le premier qui vient, j’lui passe dessus en fond de cinquième
J’lui casse le cul, sa mère, son père et sa blonde s’inquiètent
Pas de pitié, j’pars kické, j’fous les gants
J’rappe qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, J’suis l’ meilleur de tout les temps
Sachez-le, le rap et Guiz indissociables, comme Franck Lucas et les sachets bleus
Wesh les mecs, on fait du rap ou on fait quoi ?
On fait du clash ou on festoie ?
On fait du sale ou on s’nettoie ? J’comprends plus rien
Mais une chose est sure, on a grandi dans le zoo donc comprenez qu’on est rien d’humain
On a développé des instincts animaux, J’pense à tous mes barbares, mes zinzins saligauds
J’connais l’ghetto, ses ambiances éléctriques, en silence, j’reste loin des gens qui pensent bénéfices
En vrilances fait des biffs, ou tu vas t’manger la carotte, étrangler un étranger pour venger ta parole
Parlons peu mais parlons bien, j’ai des albums cachés
Planqués au plus profond de mon iPhone craqué
Nés dans la mouise, sans un sou, j’vois mes bad boys braquer
Complètement fous, dans la tise, c’est des sales gosses cramés
Trash sur la flicaille, calcule la bicrave
En cas de chute, y’a pas d’putes, moi j’t’assure qu’ça mitraille
Et ils aiment jacter, j’les entend tous
J’avais le foot et l’école, la juge m’a mis sur le banc de touche
21 ans de vie, rien d’neuf, toujours plein d’keufs
Un tas de jolies filles et des joints de peufs
Toujours la même gueule, je te le cache pas
Toujours même stylo, même feuille, toujours XXX
Toujours méfiants, j’peux pas camoufler un doute
On n’a pas perdu la main car ça n’a pas bouger d’un pouce
Tous croient, que j’ai fais v’là le fric
Avec mon rap street, mais c’est des ouf’s j’vois
Toujours les mêmes te-tês Bio Alini Yonea Willy Jeff et Lascars Ouzou L2C
Toujours mon stick et ma bière fraîche
J’te l’ai dit rien a changé depuis mes clips sur Internet
Juste un peu plus de frics, de belles femmes
Beaucoup de stress, de la musique, et des deadlines
Dans ce rap, y’a des traîtres faut se méfier
Alors travaille avec tes mains si t’es bête comme tes pieds
Motherfucker..

J’ai du mal à gérer mes pulsions, accepter qu’j’ai vu l’fond
Quand j’fais l’con, il sera trop tard pour arrêter les fusions
Tu vois de quoi je parle
De cette envie de vider ma cannete, une dernière avant de quitter la planète
Le vice est la galère, je crois que c’est ça qui me fait plus de mal
Foncdé collé à la vitre dans le bus de night
J’rencontre un ouvrier, „Il me dit qu’il va bosser”
Devant lui j’ai honte negro je pue la bière je suis amoché
Il vient du Sénégal, il est électricien
En wolof il me dit „Bientôt j’ai un bébé qui vient”
Un peu gené, je le félicite
Il me dit „tu descends quand?” je lui réponds „je descends près d’ici”
Il me dit „moi je vais a Vélizy”
Encore une heure de trajet
Et de bus de nuit pour aller se casser le dos
Ca il ne me l’a pas dit mais je l’ai lu au fond de ses yeux
L’émotion est palpable car au fond du bus on n’est que deux
J’descend dans trois arrêt mais je fais semblant de pas voir
Je veux rester dans le bus et je veux entendre sa voix
Elle est rassurante en plus son accent je le connais bien
Il me berce depuis l’époque ou ma maman me donnait le sein
De fois le bus de nuit c’est pleins de surprise
De travailleur ou de schlague qui ont besoin de survivre
Cette nuit me la démontré
Car tu n’as plus de préjugé quand tu es défoncé
Du coup j’ai parlé avec un vendeur à la sauvette
Lui il revenait de la tour Eiffel
Il n’avait pas de fafs
Arrivé du Pakistan avec un packtage est la moitié d’un pascal
Quand il me parle, je comprends une phrase sur deux
Mais je le reçois 5 sur 5 car la souffrance est universelle

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